SOJA - ISOFLAVONES
Variété : Glycine Maxima
Famille des Fabacées
Partie utilisée : GRAINES
Principale Utilisation : troubles de la ménopause (bouffées de chaleur, hypercholesterolémie...)
DESCRIPTIF
La plante de soja mesure de 25 à 70 centimètres, donne des fruits siliqueux, ses feuilles et ses racines sont couvertes d'un duvet brunâtre. Les fruits (cosses) contiennent 2 à 4 fèves de la dimension d'un pois et de couleur variable.
HISTORIQUE
Le soja est consommé en Asie depuis des milliers d'années, au moins 5000 ans. En Chine, il fait même partie des cinq grains sacrés (avec le blé, orge, riz et millet).
La médecine traditionnelle chinoise utilise le germe de soja fermenté, pour ses propriétés sédatives, antipyrétiques et carminatives.
Il n'est introduit en Europe qu'à partir du XVII° siècle.
Son utilisation en phytothérapie moderne est très récente puisqu’elle ne date que des années 90.
En 1990, la première étude sur les effets oestrogéniques des isoflavones est publiée. Ces recherches portaient sur les isoflavones provenant du trèfle rouge et étaient menées sur des brebis.
Début 1990, l'institut National du Cancer aux USA multiplie les recherches sur les effets anti-cancer des isoflavones. Ces recherches ont boosté l'utilisation du soja en phytothérapie, le soja étant la plante la plus riche en isoflavones.
COMPOSANTS - PROPRIETES
Les isoflavones sont des substances chimiques naturelles provenant des plantes. Une fois ingérées, elles agissent dans l'organisme un peu à la manière des hormones naturelles que sont les oestrogènes. Voilà pourquoi on les nomme phytoestrogènes. Leur effet est cependant beaucoup plus faible que celui des oestrogènes naturellement produits par le corps ou synthétiques (hormonothérapie).
L'action des isoflavones varie selon leur type et selon l'équilibre hormonal de la personne qui les consomme. En résumé, si l'organisme produit trop d'oestrogènes, les isoflavones peuvent bloquer partiellement leur effet négatif, tandis que s'il y a une déficience, elles comblent une partie des besoins1.
Le groupe des isoflavones comprend plusieurs substances analogues. Les plus répandues dans les végétaux comestibles sont la génistéine (la plus active et la plus abondante dans le soja), la daidzéine et la glycitéine.
Selon la composition de la flore intestinale, la daidzéine peut se transformer ou non en équol, une molécule plus active. Chez les personnes qui produisent de l’équol, les effets bénéfiques de la daidzéine seraient plus importants.
Cela pourrait expliquer pourquoi la consommation de produits du soja aurait un effet plus marqué sur la réduction des bouffées de chaleur et du risque de cancer du sein chez les Asiatiques que chez les Occidentales. En effet, la proportion de femmes productrices d’équol est plus élevée en Asie, soit autour de 50 %, comparativement à 30 % chez les Occidentales. Il y aurait également plus d’individus producteurs d’équol chez les végétariens que chez les non-végétariens. Ces différences pourraient aussi expliquer, du moins en partie, les résultats divergents des études cliniques.
Contre-indications :
Les préparations aux protéines de soja ne devraient pas être données aux enfants avant 3 ans si celles-ci ne sont pas à teneur réduite en isoflavones.
Compte tenu de leur composition, les tonyus (jus de soja) sont contre-indiqués pour l'alimentation des nourrissons et des enfants en bas-âge (de la naissance à trois ans).
La femme enceinte et allaitante doit éviter une consommation élevée d'isoflavones, notamment sous la forme de compléments alimentaires.
Les études animales montrent en effet que les phases précoces du développement des organes sexuels (pendant la gestation et la lactation) sont particulièrement sensibles à l'exposition aux phyto-œstrogènes.
Des anomalies morphologiques pouvant entraîner une diminution de la fertilité mais aussi une plus grande sensibilité aux carcinogènes sont observées.